Strict Standards: Only variables should be passed by reference in /home/histo572/public_html/articles.php on line 72

Strict Standards: Only variables should be passed by reference in /home/histo572/public_html/articles.php on line 73
Société d'histoire et de généalogie de Shawinigan - Hommage à... - Racine (Télesphore, hôtelier), 1859-1936

Texte à méditer :  On ne met pas son passé dans sa poche, il faut avoir une maison pour l'y ranger...  L'Auberge Espagnole
Journal d'un citadin-cycliste en campagne.(2012)
L'Échanson...
Ass. générales
Invité : F. Poisson
Banque BMS2000
BMS2000
Les données généalogiques que le Groupe BMS2000 rend accessibles sur ce site sont le fruit de la coopération de 24 sociétés de généalogie du Québec et de l’Ontario. Elles couvrent la période du début de la colonie française jusqu'à la fin du XXe siècle. Non seulement il s‘agit de la plus importante base de données généalogiques vérifiées, que les généalogistes peuvent consulter sur internet, mais aussi, la seule fonctionnant sur une base coopérative et n’appartenant pas à des intérêts privés.

En voir plus... En voir plus...

Traducteur
 
Îles-de-la-Madeleine
Nos coordonnées
4455, avenue Jean-Duchesne
Case postale 1431
Shawinigan-Sud  (Québec)
CANADA G9P 4R2
Téléphone : 819-537-5390
Écrire à la Société
Éphéméride
Vendredi
31
Octobre 2014

Bonne fête à tous les :
Quentin


C'était aussi un 31 Octobre
1992

Le Vatican Réhabilite Galilée 360 ans après son procès.


Né(e) un 31 Octobre 1958
Jeannie Longo

Calendrier
Bibliothèque
Hommage à... - Racine (Télesphore, hôtelier), 1859-1936
TÉLESPHORE RACINE, HÔTELIER ( 1859-1936)

Qui ne se souvient pas du réputé Hôtel Racine de la Cinquième Rue, plus connu sous le nom d’Hôtel Shawinigan? Essayons de nous rappeler un peu la carrière de son propriétaire.

Télesphore Racine Télesphore Racine, l’hôtelier, est natif de la région, plus spécifiquement de la paroisse St-Maurice. Il naît le 10 septembre 1859. Il est le fils de Laurent et Mathilde Caron (fille de Jean-Baptiste et Émilie Clément). C’est à cet endroit qu’il épouse le 27 novembre 1889 une fille de la localité, Edwidge Caron (1868-1941). Le couple aura quatre enfants : Marie-Anne, Ernest, Hélène et Albert.

Nous le retrouvons en affaires dans sa municipalité de Saint-Maurice où il opère un magasin général en compagnie de son beau-frère Lucien Caron.

Voici qu’au début de ce jeune XXè siècle, les deux associés décident de changer d’orientation et de se lancer dans l’hôtellerie dans une localité dans ses langes du nom de Shawinigan.

En 1902, ils prospectent des terrains du côté de la Baie-de-Shawinigan, mais les terrains disponibles sont ou inondables ou très montagneux. Lors de leurs visites à Trois-Rivières, ils remarquent que les hôtels les plus prospères sont construits près du Marché public. Ils arrêtent leur choix sur un emplacement de la 5è Rue, côté nord, tout juste à côté du Marché public érigé depuis moins d’un an par les entrepreneurs Amyot et Lemay. Je présume qu’ils achètent leur terrain de la Shawinigan Water and Power, propriétaire de tout le bas de la ville (lot 628).

Messieurs Racine et Caron devront affronter un grand obstacle avant la réalisation de leur projet : l’obtention d’un permis d’hôtel. José Caden, dans son volume L’An 1 de Shawinigan (page 47) nous informe qu’en 1901, ce genre de permis était limité à trois en avril , puis quatre en juillet, et cinq en octobre. La concurrence sera donc vive avec l’hôtel Royal de la 4è Rue (Philippe Lord) qui le premier a décroché ce précieux permis le 25 juin 1901, le Cascade Inn de la 7è Rue (Shawinigan Water and Power) érigé en 1900 et le Vendôme de la rue Cascade (Joseph Eno) , sans oublier J.W. Aubin et J.B. Dalphon.

En 1903, toujours selon José Caden dans Shawinigan 1902-1905, Embûches et Initiatives, Télesphore et Lucien présente au conseil municipal une demande de permis à la séance du 4 mars 1903 (p.52); celle-ci est refusée à la séance du 27 avril (p.66). Ils sont tenaces, car ils reviennent à la charge afin d’obtenir une licence de tenir un hôtel en portant à six le nombre de ces permis; ils obtiendront gain de cause dans les quinze jours suivants (p.85).

Hôtel RacineLa construction de l’édifice répondra amplement au règlement municipal qui spécifie : « Que toute maison devant servir d’hôtel devra avoir au moins deux étages, être munie d’au moins vingt chambres à coucher, avec, en plus, un salon, un fumoir, une salle à dîner, une salle pour débit de liqueurs, deux salles de bains à chaque étage, le tout convenablement meublé; tenir un registre des voyageurs; être également pourvue, pour loger au moins six chevaux, d’une écurie ou étable de grandeur suffisante, qui ne pourra être située à plus de deux arpents de distance du dit hôtel ou auberge ( L’An 1, p. 47).

Lors de sa construction en 1903, l’hôtel Shawinigan comptait trois étages et une large galerie qui entourait tout le second étage. Sans doute que plusieurs politiciens se sont adressés à la foule assemblée sur la 5è Rue, de la hauteur de cette tribune. Pendant longtemps, le transport des voyageurs entre les deux gares de Shawinigan (celle du Grand-Nord de la rue Cascade et celle du Canadien Pacifique de la rue de la Station) et l’établissement se faisait grâce à la traction animale.

L’exploitation commerciale de l’hôtel Shawinigan se fait conjointement par les deux beaux-frères jusqu’en 1924. Lucien Caron ayant décidé de se porter acquéreur de l’hôtel Royal, Monsieur Racine en poursuivit seul l’exploitation jusqu’à son décès en 1936.

La construction du Poste de Police no 1 en 1921, puis du Marché public intérieur (en 1939-1940) et la venue du terminus d’autobus de Carier et Frère (fondée en 1922) en 1940 à la Place du Marché font de cet endroit le cœur de l’activité commerciale de la 5è Rue.

Dans une monographie rédigée en 1992 par M. Marcel Pratte, ex-professeur de français à l’École technique de Shawinigan, l’auteur nous livre ses souvenirs de la 5è Rue dans les années trente et quarante. Il consacre un long paragraphe à l’Hôtel Racine :
Hôtel Racine « Toujours dans le centre (de la 5è Rue), s’imposait l’Hôtel Racine. Qu’il y ait un hôtel dans une ville grandissante de quelque 14 000 âmes, n’a rien de remarquable. L’Hôtel Racine l’était pourtant. Oublions la taverne où la gent masculine en vue- des noms sont près de surgir au bout de ma plume- y passait parfois une journée entière. Ne nous occupons pas non plus du « Petit café des chutes », port d’attache pour les gars et les filles qui se cherchaient une blonde ou un chum en « étirant » leur verre le plus longtemps possible et en fumant cigarette sur cigarette. Non, cela c’était la vie à l’intérieur, assez semblable dans tous les établissements hôteliers; c’est l’extérieur, ou plutôt un trait particulier de l’extérieur, qui était pittoresque. Il est difficile d’imaginer, pour une rue commerciale aussi active, un spectacle villageois du genre. C’est bien ce que c’était. Une large galerie avait été construite au-dessus du trottoir dès le début et était garnie d’une rangée de chaises droites et de berceuses, destinées aux pensionnaires de l’hôtel. Un poste rêvé pour l’observation du va-et-vient des passants en bas, et le commis-voyageurs qui formaient le gros des chambreurs aimaient bien s’y prélasser. Un tableau surprenant pour un centre-ville! »


Hôtel RacineTélesphore Racine lègue à son fils Albert (1904-1962) ses qualités d’entrepreneur et de gestionnaire. Celui-ci devint le propriétaire de l’hôtel en 1936 et y fait faire d’importantes transformations au cours des années suivantes, en plus de l’avoir considérablement agrandi, par l’ajout d’un quatrième étage. Ce gite réputé sera le lieu de plusieurs réceptions de noces après les nombreux mariages qu’on célèbre à l’époque. Les Shawiniganais fréquenteront le Café des Chutes et danseront au son de l’orchestre des Rhytmers, formé de musiciens de l’Union musicale.

En 1954, Albert vend le réputé hôtel à Albert Perron, un hôtelier originaire de l’Abitibi. Le triste incendie du 19 mars 1990 met fin à l’activité hôtelière du célèbre établissement.

Albert Racine s’est impliqué dans sa communauté. Ainsi, nous pouvons retracer sa présidence de la Chambre de commerce de 1950 à 1953 et son nom figure également parmi les dirigeants des Cataractes de Shawinigan et de certaines équipes de baseball.






 


 Edwidge Caronfamille_albert_racine.jpgTélesphore Racine, l’hôtelier, et Edwidge Caron verront une belle descendance essaimer Shawinigan. Par leur fils Albert, marié à Adrienne Marceau, fille d’Eugène et d’Adèle Goulet, et marié à Saint-Marc le 7 novembre 1927, ils apprécieront la présence de huit petites-filles : Yvette (Denis Chevalier 1928-2003), Jacqueline (André Therrien), Gisèle (Roger Caron), Pauline (Jean Corriveau), Pierrette (Jean-Paul Terriault), Lise (Yves Duhaime), Huguette (François Frenette) et Michèle. Elle seront les joyaux de leur couronne familiale!



Au lac LongLe Nouvelliste du 4 mai 1936 rapportait le décès de Télesphore Racine, le dimanche 3 mai 1936 à l’âge de 76 ans et 7 mois. Le journaliste terminait sa note nécrologique en rappelant au lecteur que Feu Télesphore Racine était un fervent amateur de chasse et de pêche, en même temps que grand voyageur. Il avait traversé le Canada d’un océan à l’autre.











Hôtel Shawinigan vers 1953Feu de 1990
À gauche : Hôtel Shawinigan vers 1953

À droite : La fin de l’Hôtel Shawinigan en 1990 (photo par Sylvain Mayer)


























Sources :
  • Renseignements fournies par Pauline Racine et Jean Corriveau 
  • Marcel Pratte, Journal Héritage Shawinigan, Vol.2 no.1, mars-juin 1997 
  • Journal Héritage Shawinigan, Vol.7 No.2, 15 juin 2002 
  • Fabien LaRochelle, Shawinigan depuis 75 ans, pages 562-563,583,682 Shawinigan d’Autrefois, 1982,page 36 
  • José Caden, L’An 1 de Shawinigan, Éditions du Bien Public, 1961 
  • José Caden, Shawinigan 1902-1905, Embûches Initiatives,Héritage Shawinigan, 1998 
  • Album Souvenir, 75è anniversaire de la Cité de Shawinigan, 1901-1976 
Par : Omer Lemay, 17 novembre 2008

Cliquer ici pour consulter l'ascendance de Télesphore Racine

Glossaire

Un peu d'histoire

La Ville de Shawinigan constitue une agglomération urbaine d’importance avec une population de 52 057 personnes. Cette nouvelle ville a été créée le 1er janvier 2002 à la suite de la fusion de 7 municipalités : Shawinigan, Shawinigan-Sud, Grand-Mère, Lac-à-la-Tortue, Saint-Georges, Saint-Gérard-des-Laurentides et Saint-Jean-des-Piles. La Ville de Shawinigan occupe un territoire de 781 kilomètres carrés, incluant la superficie du parc national de la Mauricie.


Date de création : 15/12/2008 @ 12:09
Dernière modification : 22/01/2009 @ 12:14
Catégorie : Hommage à...
Page lue 1920 fois

Imprimer l'article Imprimer l'article

Réactions à cet article


Réaction n°1 

par Moishawinigan le 19/02/2011 @ 20:01

tres interessant de savoir cette histoire et surtout les noms .

Spécial !
La Société accepte tous documents, photos, archives ... qui relateraient l'histoire du grand Shawinigan
Souvent nos descendants ne voient pas l'importance de garder de tels archives... Téléphonez nous!...
Recherche



Mémoires
revisitées
Ascendance
Feuilleton

par André Jalbert

par André-Jean Bordeleau

Henri-Paul Thiffault
Connexion...
 Liste des membres Membres : 86

10  derniers membres : 10 derniers membres :
     Nadeau Nadeau        bourni bourni        francineg francineg        twywilk twywilk        Carloss Carloss        oxnuts oxnuts        panthere6666 panthere6666        lumakamar lumakamar        memen1 memen1        Merleau Merleau   

Votre pseudo :

Mot de passe :

[ Mot de passe perdu ? ]


[ Devenir membre ]


Membre en ligne :  Membre en ligne :
Anonyme en ligne :  Anonyme en ligne : 1

Total visites Total visites: 999411  

Webmestre - Infos
Lettre d'information
Pour avoir des nouvelles de ce site, inscrivez-vous à notre Newsletter.
Captcha
Recopier le code :
À votre bon coeur!
W3C CSS Meric Graphisme © 2008 - Licence Creative Commons
^ Haut ^